Un joli livre mêlant de belles photos (de Jean-Pierre Vallorani) et des textes magnifiques (de Salim Hatubou) qui évoque toutes en nuances et en poésie les Comores à travers le destin de la mère du poète qui s'exile à Zanzibar puis revient aux Comores avant de mourir subitement.

Source: Externe

Petit extrait (page 66)

Les Comoriens sont-ils comme nous ? 
demanda la petite fille au vent.
Alors le vent égréna son chapelet à quatre pierres
en murmurant : Mohéli, Anjouan, Mayotte et Grande-Comore.
Lapetite fille troua le vent insolent et répondit :
je ne suis pas Comorienne. Il est écrit sur mes papiers.
Et soudain, le baobab de Bandrele tomba,
fatigué de voir le sable de l'argent
effacer l'identité de notre archipel, ma mère.
Ainsi, les illusions se penchent encore
sur le berceau de nos origines.

L'occasion de se rappeler que Mayotte, bien qu'officiellement française, fait partie d'abord historiquement, géographiquement, et culturellement de l'archipel des Comores, ce que rappelle l'ONU en 1994 en considérant Mayotte comme appartenant à l'union des Comores...

Pour finir, le baobab évoqué dans le poème, sur la plage La Musicale : il aurait près de 600 ans : 

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