Depuis notre arrivée, on nous parlait de Rodrigues comme d'une île à ne pas manquer et pourtant, elle reste inconnue à beaucoup de monde, combien en métropole ont entendu parler de Rodrigues ?

Petite île de 18km de long sur 8km de large, voisine dépendante de Maurice, elle est souvent oubliée au profit des complexes hoteliers mauriciens. Et tant mieux car l'île a pu rester un authentique petit paradis où la vie semble n'avoir jamais accéléré, les rodrigais ont su préserver leurs coutumes, leur modes de vie traditionnel et simple.

P1060673

Ce qui frappe d'abord à Rodrigues en comparaison de Maurice, c'est l'attitude des rodrigais, aucune agression d'un chauffeur de taxi ou d'un vendeur de coquillage mais des sourires, des bonjours, des comment trouvez-vous notre île, et le rodrigais continue son chemin, retourne à ses occupations.Comme cette petite fille sur la plage Graviers qui joue de l'harmonica pendant que ses frères barbotent dans l'eau,

P1060611

Ou cette femme qui descend la route vers Nassola chargée de paniers tressés en vacoa, une spécialité rodrigaise qui n'est pas faite unqiuement pour les touristes mais pour tous :

P1060723

Ou encore cette mère et sa fille que nous suivons pour prendre l'un des nombreux bus qui silonnent l'île.  Ici le temps peut être changeant, le parapluie a donc double fonction : il protège des rares gouttes (à part le premier jour, le temps a été au beau fixe), ou alors, plus souvent, il protège du soleil mais est bien sûr accordé aux vêtements :

P1060733

 

L'île est petite, c'est vrai. En louant un scooter, nous n'avons pas mis une journée pour la parcourir mais il faut savoir ralentir son rythme pour mieux la découvrir. A pied, on découvre des troupeaux de cabris, une vache isolée ou encore un cochon qui dort dans l'herbe. Chaque plage se laisse découvrir peu à peu cachée dans sa crique protégée par le lagon comme la fameuse anse bouteille :

P1060614

En bus, les paysages se laissent tout autant apprécier, surtout en montée. La vitesse maximale sur l'île est fixée hypothétiquement à 50km/h, je défie quiconque d'aller au delà, l'état du bitume obligeant à céder au rythme rodrigais. On prie alors pour que le bus parvienne à bien monter la cote, puis la suivante, et encore celle d'après et on est étonné d'arriver si facilement au bout malgré la destination "garage" affichée sur le bus qui part de balladirou..

Car l'île n'est pas un bout de caillou du type bande de sable, île paradisiaque qu'on parcourt en footing le matin. ça ressemble plus à l'île aux Cocos que nous n'avons apperçu que de loin, le lagon étant impraticable le dernier jour en raison de la houle. Rodrigues est au contraire une sucession de collines, et de monts comme son sommet, le Mont Limon, qui culmine à 400mètres, l'île est toute ridée, avec des cotes tentant lisses, tantôt torturées par leur origine volcanique.

P1060713

Et bien sûr Rodrigues c'est aussi le lagon qui nourrit ses habitants et distrait les touristes quand l'hiver austral ne fait pas des siennes (tant pis pour la plongée, ça sera pour une prochaine fois). La pêche est l'activité principale de Rodrigues et l'élément clé de la cuisine rodrigaise. Dans les assiettes, poissons du lagons et ourites :

P1060848

Les pêcheurs sont partout sur les photos et le lagon est plus grand que l'île elle-même...comme le témoingne cette dernière photo prise de l'avion. Pour les autres, voir la catégorie photo "Rodrigues"

P1060876