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Le slogan est très vrai : voici une belle occasion de se trémousser sur de la musique (en faisant attention aux gradins du Théatre plein air quand même, ils font mal aux genous ces bancs de pierre).

L'équipe de l'Afrique enchantée est venue une nouvelle fois à La Réunion ce week-end en invitant sur scène des chanteurs réunionnais pour partager avec tous passion de la musique et du rythme. Un régal.

Sous le ciel étoilé de St Gilles, la fraîcheur de la nuit apaise à peine la chaleur corporelle d'un public qui bouge aux sons des rouleurs, des cuivres et du kayamb. Entre deux morceaux endiablés, Vlad et Solo agissent en vrais griots de l'Afrique. Il ne s'agit pas seulement d'écouter de la musique, il faut la vivre et la raconter cette Afrique enchantée qui intègre pour cette soirée La Réunion avec Daniel Waro, Nathalie Natiembé, Bernard Joron d'Ousanousava et Madagascar avec l'incroyable Rajery.

Chaque morceau nous rappelle que la musique est une question de métissage comme Daniel Waro l'a bien illustré avec son Batarsité.

On assiste à un véritable voyage du rythme, qui part de l'Afrique, arrive en Amérique où s'invente la rumba (ah les musiques cubaines., comment résister à leurs rythmes sensuels), pour retourner au Congo et se réinventer en rumba congolaise, attention au déhanché collé serré...Puis voilà Daniel Waro qui quitte son créole habituel pour chanter Saudade alors que Bernard Joron nous rappelle que "Travailler c'est trop dur" après nous avoir chanté son grand succès "Zamal"

C'est que l'Afrique enchantée revendique sa mauvaise réputation : pourquoi devrait-on faire comme les gens bien ? D'où une merveilleuse reprise de la chanson de Brassens dans toutes les langues sur scène : le français, le créole, le malgache, et toutes ces langues africaines qui s'accordent si bien avec le rythme...Si Daniel Waro l'avait déjà repris en créole...Parce qu'en se trémoussant au son de ces rythmes endiablés, on ne fait pourtant de tort à personne...

Pour finir la version créole de la mauvaise réputation :

Danyel Waro - La mauvaise réputation