Entre des hôtels de luxe vides comme ici à Anstirabe :

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Des éco lodges qui se la racontent un peu à l'île aux Nattes : 

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(oui c'était notre terrasse privée, dans les arbres, avec vue sur le lagon, aucun commentaire)

Sans même parler des chambres dortoir des hébergements plus modestes, on voit beaucoup de structures touristiques à Mada, mais peu de touristes. Voire pas du tout, genre vide désertique de blancs.

Le pays, par son instabilité politique a mauvaise réputation, on le dit même dangereux pour les touristes, on va forcément se faire agresser dès qu'on fait un pas dehors, à croire les gens, il faut respecter le couvre feu, prendre quinze médicaments, regarder toujours son sac... et partout ! Que ce soit à Tana ou à Manakara, ou forcément à Tamatave, les gens vous répètent qu'il faut faire attention, y compris aux prix qu'on nous demande à nous pauvres touristes...Et pourtant ! En un mois, si on excepte un pousse pousse malhonnête, les malgaches ont rivalisé de gentillesse et d'honnêteté nous proposant parfois un prix plus élevé mais bon, c'est de bonne guerre aussi, l'Ariary, il faut se le rappeler est très faible et négocier sévère pour faire baisser de 2000 Ar (moins d'1euros) c'est pas non plus très gentleman... Les malgaches vont même jusqu'à s'excuser si on est malade car leur nourriture ne convient pas toujours à nos pauvres estomacs fragiles.

Il faut dire aussi qu'il existe différentes espèces de touristes et certains sont pour le moins peu avenants voire carrément psychopathes. Ainsi nommés, voici les americanus touristus, à fuir comme la peste : 

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En repos sur la première image, les voici en pleine action clicclac, leur spécialité sur la deuxième image. Ce touriste se distingue des masses asiatiques qui se déplacent en meute, lui est plus solitaire et se déplace en binôme. On notera d'ailleurs qu'il choisit sa comparse en s'attachant à ne pas trop se différencier et seul un oeil habitué parvient à distinguer le mâle de la femelle, plus ronde à certains endroits. Les cheveux sont également plus longs.

leur équipement est admirable, il faut remarquer notamment ces guêtres anti sangsues qui ne servent strictement à rien tellement le chemin est bien entretenu. Les rangers sont également de mise. Si le touriste français se distingue communément par ses affaires Quetchua, l'américain fait plutôt dans le camouflage, on hésite entre l'armée ou les tenues des premiers explorateurs, il leur manque un chapeau colonial classique. Et quand on leur demande si on peut voir la photo prise avec cet appareil digne d'un téléscope (qui sait ? peut-être ce sera la prochaine couverture de National Geographic), on s'entend répondre par la négative car "low batt". Individus peu sociables donc.

Heureusement, les guides malgaches ne perdent jamais leur sourire et leur humour, ils savent parfaitement traiter avec cet animal tout en s'en moquant par derrière...Soyons réalistes, avec les touristes Quetchua, ça doit être pareil !