Un nouveau bon polar de Deon Meyer !

Enfin nouveau pas vraiment puisqu'il précède "Treize heures" où on retrouve l'inspecteur Griessel...

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Trois voix nous guident parmi ce très bon polar. Il y a d'abord la voix sensuelle de Christine, call girl se confiant à un pasteur pour évacuer tout sentiment de culpabilité. De quoi est-elle coupable ? Il faudra attendre la dernière page pour le comprendre vraiment. Sa confession commence par l'explication de son métier : comment en est-elle arrivée à être call-girl ?

La deuxième voix, pure, brute, est celle de Thobela, le personnage principal du polar "l'âme du chasseur". On le retrouve en deuil, sa compagne étant morte dans le précédent roman, mais heureux de partager sa vie avec son fils adoptif. Son espoir sera anéanti par deux braqueurs qui élimine son dernier lien avec la vie. Thobela, fou de rage devant l'inefficacité de la justice, décide de devenir le justicier vengeur des enfants, premières victimes de la violence sud-africaine. Vengeur impitoyable armé de son asségaï, il traque les injustices.

La troisième voix, tourmentée et incertaine, est celle de l'inspecteur Griessel chargé d'arrêter ce justicier à l'assegaï. Mais Griessel est alcoolique, il tente d'arrêter de boire et de recoller les morceaux avec sa famille tout en enquêtant sur ce sérial killer d'un genre nouveau.

Ces trois voix sont appelées à se croiser, mais comment ? Le rythme s'accélère peu à peu, il n'est plus question à partir de la moitié du livre de lâcher la lecture...